mon asile poetique

me présenter d'abord, parler de ceux et de ce que j'aime et partager mes textes avec ceux qui le veulent bien... et bien d'autres choses encore au gré de la fantaisie de chacun !

jeudi, mai 10, 2007

Sonnez trompettes, battez tambours,
Déployez vos airs endiablés
Du tout premier au dernier jour,
Pour une vie à exister.

Pleine de rondes insensées
Dès les jeunettes farandoles,
Cocagne et délice indomptés
A l'âge des premières idoles.

Et puis des heures frémissantes
Assassinées par des revers,
Des volées basses et fracassantes
Des coups de mots et de tonnerre.

Pourtant la caravane passe,
Toutous, matous alors se taisent,
La géométrie dans l'espace
Met tous les contretemps à l'aise.

Se recomposent les couleurs,
Pour voler encore un frisson,
Des rires-fruits et du bonheur,
Un clair de lune, une moisson...

Battez tambours, sonnez trompettes,
Arrangez-vous avec la loi,
Bernez la mort et vive la fête,
On ne vit jamais qu'une fois.



Bonne fin de semaine à toutes et tous ;)

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mercredi, mars 14, 2007

Le matin qui revient
réanime la source
D'un autre quotidien
qui finira sa course
Au crépuscule mauve.



Que la journée de tous les passants soit belle et douce !

Libellés :

mardi, mars 06, 2007

Qui donc a décidé que la vie c’était ça
Et que le bleu du bleu offrait mille nuances
Qui a homologué et jugé comme loi
L’horloge de l’histoire et de nos existences ?

Qui a tiré au sort notre biographie
Est-elle le destin ou le fruit du hasard ?
Une question qui court, que la philosophie
Remet au goût du jour au rythme des thésards.

Qui a déterminé que le poison tuait
Que jamais le venin ne glissait sans détruire,
Qu’un calice de fiel empestait, infectait,
Et que l'indifférence pouvait tout autant nuire ?

Qui donc a décrété que pleurer était mièvre
Et que de conjurer le sort par un credo
Etait oeuvre de fou ou délire de fièvre,
Et que de croire encore n’était que quiproquos ?




Nad Wolinska "Credo"

Bonne semaine à tous les passants !

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jeudi, mars 01, 2007

Que deviendra son âme à n’être que mensonge
Petite fleur du mal qui pense avoir raison
De tromper ses amis sans vraiment qu’ell’ ne songe
Au tort qu’elle se fait dans son chant trahison.

Alice a de la peine avec la loyauté
Son manque de franchise est son plus gros défaut
Et ceux qui ont subi cette réalité
L’ont rayée de leur liste en lui tournant le dos.

Pourtant elle persiste et signe à tout venant
De fausses ritournelles et des propos gascons,
Pour se faire mousser, sachant pertinemment
Que de ses impostures arrive l’abandon.

J’ai croisé la menteuse à plus d’une occasion,
Je la croyais sincère au début de nos joutes
J’ai bien vite rompu toutes nos relations
Je ne sais pas nager dans l’océan des doutes.

Le Pays des Merveilles est sa littérature,
Mais il n’est pas un conte , il est tout peint de noir,
Alice est mythomane et c’est dans sa nature
De ne vivre sa vie qu’en traçant des histoires.

Bonne fin de semaine à tous les passants et à bientôt !

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lundi, février 26, 2007

Vivre de ces mots clairs
Purifiés d'amertume,

Balayer les chimères

Et les cocons de brume,

Aller vers la lumière

Se fondre dans l'écume,

Pour reprendre la route

Les chemins et les sentes,

Accepter goutte à goutte

Les creux, les bosses et pentes,

Savoir qu'un beau matin

Se taira le concert

De tous ces tambourins

Qui sans pitié enserrent,

Glapissent et assourdissent

En tintamarres complices.








Belle semaine à vous qui passez par ici !

Libellés :

jeudi, février 22, 2007

Chaque heure a ses raisons, ses conforts, ses ennuis,
Où s’irisent ténues les minutes de chance

Où quelques déchirures argentent les défis,

Où désenchantement s’allie à transparence.


Du sort de mes non-moi, au ressac de la vie,

Des excès de débauche à l'apparat du rien,

De vains foisonnements m’ont pourtant enrichie,

Des capitaux de maux m’ont nourrie de leurs biens.


Patrimoine fécond, maints recommencements,

Ont ressourcé encore le pactole empoché

Que de lourdes années, que des chemins déments

N’ont su anéantir ni même effilocher.


Je rends grâce à ma mère, mon père et mes aînés

D’avoir gravé en moi cette persévérance,

Car de n'être toujours que bonne volonté,

Aurait pu me faire fuir, mais m’impulse patience.



"Persévérance" en chinois avec un doux clin d'oeil à Holly http://rosesdedecembre.blogspot.com/

Bonne journée à tous les passants

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dimanche, février 18, 2007

Glisser doucement dans un marais dormant,
Savoir que la nuit a ses lumières,

Espérer de cet engloutissement

Des jours heureux et la mort d'hier.

Renaître sous la forme d'une fleur,

Attendre de l'aube une goutte de rosée,

Du fier soleil un peu de chaleur,

De la brise une caresse feutrée.

Frissonner sous l'aile du papillon,

S'endormir dans l'herbe douce,

S'abriter sous un buisson,
Vénérer la lune rousse

Des printemps pleins d'abeilles,

S'imaginer mille merveilles.

Retourner enfin à la mort

Par une main innocente qui passe

Et renaître une fois encore

Dans l'immensité de l'espace.




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vendredi, février 16, 2007

J’aimerais tant qu’aujourd’hui reste !
J’aimerais tant le retenir

Le temps de voir, le temps d’écrire,

Le temps d’aimer , celui de rire.


J’aimerais tant fuir cette peste !

J’aimerais tant reconquérir

Le temps passé à parcourir

Le temps qui m’a fait tressaillir.


J’aimerais tant mettre la veste

J’aimerais tant la revêtir

La veste qui sait contenir

Le temps qui me manque à loisirs.


J’aimerais tant un petit geste,
J’aimerais tant ne pas faiblir,

Ne pas sombrer, ne pas blêmir,

Juste un instant pour accomplir .


J’aimerais tant rester modeste,

Ne pas parler, ne pas m’enfuir,

Rester décente sans rien dire,

Pourtant le temps va me saisir .






Joan Miro

Libellés :

mardi, février 13, 2007

Inventaire

Il avait un ticket avec la guichetière
Porte de La Chapelle,
Et un chagrin d’humour avec la cantinière
Du lycée Beaugrenelle.
Un bulletin de paye, une carte bancaire,
Un titre de transport,
Quelques bons du Trésor,
Un coupon découpé dans un journal du soir,
Pour une réduction dans un hammam d’Issoire.
Plus un abonnement au cinéma Cristal,
Verte comme une pomme, une carte Vitale,
Quelques billets de banque
Dans un porte-monnaie,
Des boules de pétanque
Avec leur cochonnet,
Un crayon avec gomme,
Un paquet de ch'wing-gum

Ceci est l’inventaire
Du sac de Monsieur Pierre,
Qui dans sa p'tite sacoche
N’a pas jugé utile,
Malgré son faible poids
D’ajouter la notice ou le mode d’emploi,
De comment composter un ticket de première.

Facile à comprendre, pas vrai ?

Que votre mardi vous soit agréable !

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vendredi, février 09, 2007

Seras-tu cette nuit à nulle autre pareille,
Où l’étoile du soir accrochera mes yeux ?
Seras-tu ce domaine où le vin de la treille
M’enivrera d’espoir et de rêves impétueux ?

Là je t’invente, te crée et te compose,
Rien n’est réel sauf ma lucidité,
Mon coeur meurtri élude et se repose
Car l’usuel n’est pas la vérité.

Comment te nommerais-je dans ce corps harassé ?
L’écume avant-coureuse apaise mes errances,
Maillon après maillon j’enchaîne mon passé
A ce présent ganté d’aphones turbulences.

Là je te rêve, te forge et te suppose,
Rien n’est réel sauf ma naïveté,
Mon coeur avide espérait une osmose...
Tu resteras toujours la nuit d'une âme hantée.




douce journée à ceux qui passent !

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jeudi, février 08, 2007

D'ailleurs à qui peut-on manquer ?
Chaque mémoire s'exorcise.

Embrasser le feu, suffoquer,

Se désagréger à l'exquise

Caresse de ce long voyage,

Baiser les pieds d'un ciel d'été

Et rallier, pour l'éternité,

Un cocon doux dans les nuages.





Que votre jeudi soit des plus agréables !

Libellés :

mardi, février 06, 2007

Je regarde les volutes bleues
De cette gitane qui me hante.
Dans les ruelles que j'arpente
Pour étourdir le douloureux

Du compte à rebours,

Je croise en large et en détours

Des paquets de bourrasques
Fantasques

Qui me dégrisent

Et m'interdisent

Le masque

Sans honneur
De la peur...





Paul Delvaux (Solitude)


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jeudi, janvier 25, 2007

Histoire courte (14)

Fiction encore évidemment et d'aucuns penseront que j'en veux aux pédants. Cela pourrait en avoir l'air, mais en fait je n'en veux à personne ;)

De longs conciliabules, entretiens et complots
Ont jalonné la vie de Philibert Martin,
Causeries sarcastiques émaillées de gros mots
Lui ont valu le nom de Crétin Philistin.

Il est mort hier matin
Etouffé par les maux
Qu’il avait à gogo
Souhaités à Margot.

Il a voulu tuer dans l’oeuf les doux propos
Que la belle brunette avait d’un air félin
Jetés sur du velin.
Pédagogue lourdaud,
Ce cuistre de Martin
N’a pas su résister à l’appel de l’appeau
Comme souvent le font les pédants dont l’instinct
Est de mimer à fond, sans rime ni repos
Le jeu du galopin
Trop sûr de son destin
De chef porte-drapeau.

Il a tout fait foirer, ce pantin de Martin
Car mal lui en a pris de jouer du pipeau
A vouloir trop crâner on devient cabotin.
Il aurait mieux valu qu’il aval’ son chapeau
Car le bois de pipeau perce les instestins.


J'espère pour vous toutes et tous, une excellente journée, et que soient tout aussi belles les quelques autres qui suivront puisque je ne serai plus là pour vous le souhaiter. Je reviendrai vous lire bientôt.

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mardi, janvier 23, 2007

Elle pleure de froid et se promène
Dans la forêt de ses silences
Où des fougères géantes mènent
Le bal de ses ambivalences.

Elle pleure de froid en souriant
Aux anges des bois, monstres stériles,
Iconoclastes et contrariants,
Avides de glabres vaudevilles.

Elle pleure de froid et s'introduit
Dans une galaxie cotonneuse
Pour désentraver son coeur meurtri
Et rattraper sa vie de rêveuse.

Rêveuse meurtrie,
Pleureuse souriante
Promeneuse ambivalente...



le froid est en train de revenir, mais c'est l'hiver ! je vous souhaite une journée ensoleillée même si l'astre du jour ne se lève pas chez vous !


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lundi, janvier 22, 2007

Le pardon


Le bateau fait escale
Et la soute se vide,
Le soleil qui se couche
Sur la mer apaisée,
Sourit au monde astral,
A la lune livide,
Aux étoiles babouches
D'une nuit entamée.

J'ai coulé et glissé
Sur cette pente douce
Que certains interdits
Rendent bien dangereux,
Sur le quai embrasé
Que la vie éclabousse,
J'ai troqué le banni
Pour un saut périlleux.

J'ai fait de ma soirée
Un bouquet bicolore
Avec quelques pavots,
Des bleuets indulgents,
J'ai rejoint un passé
Sur vert éclairci d'or
Où seuls restaient des mots
Revenus au présent.

Ce fut une cascade
Dans le thème survie,
Un élan, un sursaut
Nécessaires au pardon
D'un jour où l'escalade
Meurtrière a surgi.
... Un moment soubresaut
Rédempteur d'affliction.





Vase de pavots, Claude Monet 1883

Une fiction bien sûr pour parler du pardon, mais qui n'a jamais été confronté à cette situation ? Pardonner ou se faire pardonner et se sentir revivre !

Que le début de cette nouvelle semaine vous soit agréable !

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dimanche, janvier 21, 2007

Je me love dans ta sève,
Je te porte en moi,
Je t'avale, je te rêve,
Je suis envers, je suis endroit.
Mon réel permanent mélange
L'humour,
L'amour,
Le temps,
L'espace
L'imagination...
Nous n'aurons pas à faire face
A cette chape qu'est l'usure
Des petits plats au quotidien
Car tu resteras dans l'embrasure
Du plus heureux des méridiens.




Klimt - Danae - 1907

Beau dimanche à tous les passants d'ici et d'ailleurs ;-)

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samedi, janvier 20, 2007

J'en avais parlé
ICI

Le livre, que je n'avais pas lu, m'a été offert par mon fils à Noël, bel hasard car il ne lit pas mon blog et ne savait donc pas que je l'avais évoqué. J'ai envie de reparler de Ravel et plus tard je reviendrai sur les autres ouvrages qui ont fait partie de mes cadeaux de fin d'année




Je me Pavane Pour Une Infante Défunte
Accrochant les notes qui déjà rhapsodient
Dans le coeur de l'Enfant et de ses Sortilèges,
Alors que Mère L'oye n'en est plus à la feinte
D'un Concerto en Sol que Gaspard de la Nuit
Pourra d'une sonate arranger en arpège.

Puis je racle sans fin le fond de ma mémoire
Pour retrouver la brume à l'orée des Jeux d'eau,
Quand à l'Heure espagnole un Quatuor à cordes
Dans ses tons fa majeur traverse les Miroirs.
Je reste dans mes rêves avec le Boléro
Qu'un Tzigane enchanteur par violon m'accorde.

Les Valses sont chez lui Nobles et Sentimentales
Lorsque pour le piano il met en évidence
Les versets du poète ou d'un compositeur.
Je ferme maintenant ce livre lexical
Tout en vous demandant une grande indulgence
Pour vous avoir conté mes mélodies de coeur


que le début de votre week-end soit mélodieux !

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vendredi, janvier 19, 2007

Entendre, le soir, sous la lampe,
Le bruit de la vie qui rampe,
Et n’en saisir que le plus beau,
Même si folle
Elle s’envole,
Attrape au vol
Un placebo
Fait de murmures et d’airs nouveaux,
D’un chant du cygne
Qui se résigne...






Quelques nuages blancs et roses courent dans le ciel, le vent est très fort encore, que votre journée soit calme et belle !

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jeudi, janvier 18, 2007

Mots en vrac, mots de trac,
Ça coule, ça glisse
Crac !
Ça roule et s'enlise,
Puis la plume qui gratte
Comme un tic
Comme un toc.
Et l'on vide son sac !
Vers pauvres,
Verres pleins...
Que sera donc demain ?
A ta santé !
Tic, tac !
Sonnent les heures,
Mélopée ...




que votre jeudi soit serein !

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mercredi, janvier 17, 2007

Les Gilles

Ils reviendront bientôt faire les beaux jours de la Ville de Binches. Dire que j'ai failli les côtoyer là bas il y a trois ans... Une autre fois peut-être !


Gilles par mille,
Des Gilles en ville
De Binches à Binches
Brillant cortège
Et trac en vrac
Faut retenir
Le froc,
Et troc
De paille
Pour bien remplir
Bosses, ripailles,
Et flaques de floc
Rires, pagaille,
Il est un Gilles,
Des Gilles en ville.




Que la journée vous soit belle !

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