mon asile poetique

me présenter d'abord, parler de ceux et de ce que j'aime et partager mes textes avec ceux qui le veulent bien... et bien d'autres choses encore au gré de la fantaisie de chacun !

samedi, juin 16, 2007

d'autres poètes

un clin d'oeil à Guess Who pour ses carnets de poésie

Camille BIVER est né à Arlon en 1917. Il meurt à Mohammedia au Maroc en 1981.

Maurice CAREME disait de lui : " Camille BIVER est de ceux qui croient que si la terre est ronde, c'est pour que la paix, l'amour et le bonheur en fassent un jour le tour ".
trouvé ici avec sa biographie

Seule une étoile

Une caresse défendue
aux bords de nos désirs s'arrête
et malgré le vouloir s'apprête
à glisser des paumes tendues

Elle glisse, glisse, éperdue
s'attarde et peut-être regrette...
O, seule une étoile indiscrète
surprend ce geste en l'étendue.

Nos ombres tièdes confondues
fument la même cigarette,
se berçant de l'heure secrète,
si calme de fièvre perdue




en cliquant sur l'image vous lirez l'adresse internet de laquelle elle a été empruntée.

Bonne fin de semaine à vous qui passerez me voir !

Libellés :

mardi, juin 05, 2007



Les pivoines ne supportent guère le sépia. Monsieur Prévert quant à lui, aurait pu faire comme il le fit de l' oiseau, leur portrait avec ses mots.
Il a chanté l'oiseleur, et mes pivoines en couleurs, bien plus épanouies aujourd'hui, accompagnent sa chanson que je vous propose pour une fin d'après midi douce et agréable

Chanson de l'oiseleur

L'oiseau qui vole si doucement
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau si tendre l'oiseau moqueur
L'oiseau qui soudain prend peur
L'oiseau qui soudain se cogne
L'oiseau qui voudrait s'enfuir
L'oiseau seul et affolé
L'oiseau qui voudrait vivre
L'oiseau qui voudrait chanter
L'oiseau qui voudrait crier
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau qui vole si doucement
C'est ton coeur jolie enfant
Ton coeur qui bat de l'aile si tristement
Contre ton sein si dur et blanc.



Libellés :

jeudi, mars 29, 2007

Vous faire découvrir

ou peut-être les connaissez-vous déjà, d'autres poètes que les plus connus.
Ainsi Léon-Paul Fargue




Dimanches
Des champs comme la mer, l'odeur rauque des herbes,
Un vent de cloches sur les fleurs après l'averse,
Des voix claires d'enfant dans le parc bleu de pluie,

Un soleil morne ouvert aux tristes, tout cela
Vogue sur la langueur de cet après-midi...
L'heure chante. Il fait doux. Ceux qui m'aiment sont là ...

J'entends des mots d'enfant, calmes comme le jour.
La table est mise simple et gaie avec des choses
Pures comme un silence de cierges présents..

Le ciel donne sa fièvre hélas comme un bienfait...
Un grand jour de village enchante les fenêtres...
Des gens tiennent des lampes c'est la fête et des fleurs...

Au loin un orgue tourne son sanglot de miel...
Oh je voudrais te dire...


("Pour la musique", in Poésies)


Que le reste de cette semaine vous soit propice et agréable !

Libellés :

mercredi, février 07, 2007

Amour, divin rôdeur


J'emprunte aujourd'hui un texte à Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)

Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes,
Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes.
Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs,
Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs...

C'est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !...
Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes.
C'est le roi, c'est le maître, et, pour le désarmer,
Il faut plaire à l'Amour : ce n'est pas tout d'aimer !
Que votre journée soit belle et sereine !


Libellés :

You are now marked on my visitor map!


Visitor Map
Create your own visitor map!