mon asile poetique

me présenter d'abord, parler de ceux et de ce que j'aime et partager mes textes avec ceux qui le veulent bien... et bien d'autres choses encore au gré de la fantaisie de chacun !

dimanche, décembre 17, 2006

Conte de Noël (4/5)


La vie continuait, les combats aussi... L’oncle Paul, frère d’Odile, venait chaque jour passer quelques instants avec les femmes et les enfants et ramenait non seulement des nouvelles fraîches mais aussi le ravitaillement.

Le 22 au matin son regard était plus sombre que d’habitude : "on va nous évacuer... il faut partir, le village va être rasé. Je viens de croiser le père Gully il m’en a informé... le pauvre a dû abattre son cheval blessé et les deux seules vaches qui lui restaient gisent écrasées sous les décombres."

"Il n’en est pas question, s’écria Odile, je reste dans ma maison ".

Antoine et Marie, surpris d’entendre leur grand-mère élever la voix arrêtèrent de se taquiner. Cet éclat était plus bouleversant pour eux que tous les fracas de la guerre.

Marthe s’approcha de l’arbre de Noël, en toucha la pointe garnie d’une étoile sauvée des dernières canonnades, regarda son oncle et, calmement, lui dit : "nous ne partirons pas".

Le vieil homme eut un sourire, hocha la tête et affirma qu’il n’en attendait pas moins d’elles et qu’il allait faire pareil.

Ils sont restés, comme d’autres villageois, non pas contre vents et marées, mais contre intimidation , massacre et dévastation.

Ils ont eu raison, car...




(photo R.Hirlemann)

bon dimanche à tous !

16 Comments:

At 17/12/06 08:41, Anonymous nanou said...

hello !! un petit coucou d'avant noël , je lis tous les jours ton histoire... bon dimanche bizz

 
At 17/12/06 09:26, Blogger Muse said...

plus qu'un épisode à venir mais je vais restée sage jusqu'à demain.Que ton dimanche soit doux.

 
At 17/12/06 09:37, Blogger brigetoun said...

moi aussi, je reste sage, d'autant olus que je m'attends au pire, du moins autour de la famille - je retiens mon souffle

 
At 17/12/06 10:06, Anonymous tanette said...

Je tremble pour eux....à demain.

 
At 17/12/06 11:31, Anonymous aben said...

J'attends la petite dernière, la 5/5, que je recevrai comme le disent les radios militaires : cinq sur cinq.
Souvenirs souvenirs, ça me rajeunis de 62 ans.
"La guerre : ne jamais oublier pour ne jamais recommencer à s'y laisser entraînber !"

 
At 17/12/06 12:30, Blogger vincent said...

Bonjour Marie.
Voilà un Noël sous les décombres qui s'annonce bien trisounet.
Les oranges risquent d'être amères.
(s'il y a des oranges).
la suite Marie, la suiiiiiiite!!!!
Bon dimanche Marie.
Je t'embrasse.

 
At 17/12/06 15:09, Blogger Gaëna said...

Alors... Moi, je ne reste pas sage et je dis... «Car...» Car? Car?

«Ils ont eu raison», dis-tu aussi...

Je souhaite la suite mais je ne la veux pas puisque définitive... :)

 
At 17/12/06 15:16, Blogger marie.l said...

car ???? surprise ! comme celles de Noël, fête de l'amour et de l'espoir... mais je ne dis rien de plus...

 
At 17/12/06 15:44, Anonymous double je said...

ton histoire que je suis depuis le début ravive des souvenirs, des récits de mon père, de mon grand'père et chaque fois que je vais au Struthof une émotion sans borne m'étreint...
bon dimanche Mariel à mardi après le dénouement heureux j'espère de ce conte de Noël...
bisous tendres...

 
At 17/12/06 15:55, Anonymous VINCENT FRANCE said...

Quand la vie est mal contée, rien ne vaut UN JOLI CONTE pour moins compter les jours.

 
At 17/12/06 16:05, Anonymous mamounette said...

je continue à lire.. jusqu'à la fin ! Bon dimanche et à demain..

 
At 17/12/06 20:28, Anonymous cristina said...

J'attends sagement le dernier épisode.Merci, Marie

 
At 17/12/06 21:26, Anonymous Gérard said...

ls ont eu raison, car... ben à demain Mariel !

 
At 17/12/06 22:21, Blogger annick said...

dans les Vosges, bp sont partis vers les camps , ne sont pas revenus,
ton conte m'émeut bp..

il ne faut jamais oublier cette horreur, la guerre!

 
At 17/12/06 22:43, Blogger Siréneau said...

St Paul prisonnier dans son épître aux pilippiens persécutés leur dit : Allez dans la joie. Ce qui peut-être étonnant vu le contexte. Mais dans les temps où les plaisirs sont rares,où le bonheur paraît gravement compromis, reste la joie aux hommes, la joie latente ou épanouie, la joie malgré tout, comme apanage inaliénable de l'humanité, c'est ce que je ressens dans ce texte tragique.

 
At 17/12/06 23:05, Blogger Wictoria said...

A demain...

 

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