Tu portes en toi mes maux,
Je partage tes peines,
Et quand quelques chagrins
Enrubannent nos coeurs,
Qu'ils prennent du tempo
Et courent à perdre haleine,
Nous enlaçons nos mains
Par instinct protecteur
Lorsque la nostalgie
Se couche sur ton âme
Ou que quelques fantômes
S'agitent dans ma tête
Nous pensons aux acquis
Et proclamons infâme
Le sinistre syndrome
Du mal qui nous inquiète
Quand ton ciel est morose
Et mes yeux gris ardoise
Dans un quotidien gueux
Irrité de tourment
Nous embrasons la prose
D'un credo bleu turquoise
Pour tuer le fâcheux
De l'infernal moment.
Que cette communion
Se perpétue longtemps
Comme celle qui vit
Dans la félicité
Et que notre affection
Parcoure encore le temps
Que de nos jours et nuits
Dieu voudra nous donner.

Que votre dimanche soit serein !
21 Comments:
un beau couple - sagesse récompensée
je trouve ce poème émouvant
toujours dans la nostalgie ... et le désir utopique qu'un jour de si belles phrases puissent être écrites pour moi par un amoureux transi... (le mien est endormi à cette heure !!)
merci pour ce régal poétique quotidien
bizou
Toujours un réel plaisir de te lire.Du partage de peines au bonheur le pas est à la fois difficile et facile, la frontière est si mince et il en faut si peu.Mais quand la communication par des paroles, par des écrits ou par des gestes passe la félicité n'est pas loin...
Vieillir ensemble dans un soutien mutuel ! Beau poème, comme toujours Mariel !
Belle symbolique que ces mains.
Magnifique ! quel talent ! quel vocabulaire, quelle émotion !
Ah ! ce dessin de mains est superbe. C'est de toi et peux-tu me le passer ?
Puisque tu veux mieux connaitre Goldman, voici une chanson qui sied à "vos mains".
"Nos mains"
"
Sur une arme les doigts noués
Pour agresser, serrer les poings
Mais nos paumes sont pour aimer
Y a pas de caresse en fermant les mains
Longues, jointes en prière
Bien ouvertes pour acclamer
Dans un poing les choses à soustraire
On ne peut rien tendre les doigts pliés
Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains
Mécanique simple et facile
Des veines et dix métacarpiens
Des phalanges aux tendons dociles
Et tu relâches ou bien tu retiens
Et des ongles faits pour griffer
Poussent au bout du mauvais côté
Celui qui menace ou désigne
De l'autre on livre nos vies dans les lignes
Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains
Un simple geste d'humain
Quand se desserrent ainsi nos poings
Quand s'écartent nos phalanges
Sans méfiance, une arme d'échange
Des champs de bataille en jardin
Le courage du signe indien
Un cadeau d'hier à demain
Rien qu'un instant d'innocence
Un geste de reconnaissance
Quand on ouvre comme un écrin
Quand on ouvre nos mains."
Bisous et bon dimanche !
OLIVIER
Une belle félicité, de la douceur, un réel sentiment de connivence.
Bun vrai bonheur que de lire ce délicat poème..merci pour tant d'attention ..que votre jounée soit douce*
Toujours aussi joliment ourlé...
c'est de l'amour, je ne vois que ça !
"Etre en couple c'est résoudre à deux,
Des problèmes qu'on aurait pas eu
Si le mariage n'avait eu lieu"
M'as-t-on appris, ou ai-je lu.
- brig : trop idéal à ton avis ?
- nanou : bisous à tous les 3 !
- muse : oui la communication, si vrai!
- tanette : tu as cette chance là puisque je sais que Monsieur Tanette te gâte -:)
- jc : les mains sont pour moi l'une des parties du corps les plus importantes, elles font et disent ...
- olivier, merci pour Goldman, le reste dans ta BAL
- wictoria : je suis très sensible à la connivence et la complicité dans un couple, c'est essentiel à mon avis, tu as bien compris !
- aubeclaire : merci pour ton passage dans mon asile !
- aben : tu n'as rien à m'envier, tes textes sont tout autant ourlés !
- gérard : bien vu !
- anonyme : j'imagine que vous faites référence à ce que disait Françoise Giroud au sujet du mariage, je m'amuse de vos contradictions à certains de mes textes, mais à chacun son truc, pas vrai ? -:)
Merci d'être là, Mariel. Gros bisous.
Qu'avec le temps l'amour se renforce .
encore des mots qui m'emporte...
Bises et que la fin de WK de soi douce
Que c'est beau l'amour, et la poésie qui en découle !
Superbe.
Alors que la saison enflamme nos jardins
Et nos cœurs alanguis battent à l’unisson
Ton front comme le mien s’argente avec l'âge.
Ton regard est perdu, mes yeux cherchent le tien
Aux profondeurs azurs de lointains paysages
Que nous vîmes tous deux alors que nous étions
Esseulés, morfondus, et brisés de chagrins.
Les frondaisons dorées, et leurs tapis de mousses
Nous choient de leur cocon, assourdissent nos pas.
Les brumes de l’automne nous cacheront des spectres
La frayeur, les remords, les souvenirs nous poussent.
Tous deux nous les fuyons jusqu’à notre trépas
Nous nous fondrons enfin en ce décor champêtre.
Les nuits entre tes bras me sembleront bien douces.
Et sous les nues d’octobre nos plumes s’enhardissent
Elles tissent un linceul qui nous recouvrira
Une cape de mots, un manteau de langueurs.
Fuyant toujours plus loin au tréfonds des abysses
Notre course effrénée un jour se finira.
Et comme tu le sais, reviendra le bonheur.
Mais, je serai Titus, tu seras Bérénice.
voilà encore de bien beaux vers Vincent, tu n'as besoin de personne pour te conseiller, tu vas très rapidement en besogne et les lignes sont parfaites...
- Jessica : tu peux compter sur moi !
- bruno : nous nous comprenons !
- annick : merci
- lancelot : hé oui !!!!!
oups!!!! tu étais la mariel.
j'ai du aller à mon blogg.
tu devrais en dire plus sur toi sans aller jusqu'à te comparer à mister inconnu. trop secrète.
C'est vraiment très beau. Une réussite en amour et de vie.
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