Théodore Monod
Brig qui voudra bien me pardonner de raccourcir son pseudo a évoqué hier le désert et parlé de la désertification. Peu de réponses à ce sujet, moi-même n’y ayant répondu qu’en biaisant.
Je ne suis pas assez au fait du phénomène pour en parler, mais je reviens sur le désert et le livre que je mentionnais

Il s’agit du journal de l’auteur, entre décembre 1953 et janvier 1954 lors de l’exploration de El Ghallaouya-Aratane-Chinguetti.
Je me contenterai de citer un extrait de ce journal, sans autre commentaire, sauf à dire que le livre fait partie de ceux que je garde à portée de main, comme bien d’autres ...
1er Janvier, 13h15, Aratane.
Ai eu aussi mes belles petites étrennes : un puits, et un puits avec de l’eau, et un puits avec de l’eau excellente” Ça s’accepte !
J’ai eu aussi, hier soir, mon petit réveillon : pas de vent, ce qui est déjà pas mal, et un coup de Nescafé, avec les goumiers, bien entendu, qui ont trouvé ça délicieux.
L’an neuf, un de plus, et, aussi, un de moins... “Laissez-le encore cette année, dit le Seigneur, peut-être portera-t-il des fruits, sinon on le coupera...”
Drôle d’état d’esprit, tout de même : cette affaire-ci ne m’intéresse déjà plus. Elle est ailleurs plus qu’à moitié gagnée, le plus dur est fait.
C’est déjà dans la suivante que je vis... Est-ce assez absurde ? Quand il faudrait savoir savourer, avec reconnaissance, l’heure qui passe et qui, seule, existe ?
Les pieds vont mal. Cela devient gênant. Et les trois heures dix de marche de ce matin n’ont pas arrangé les choses. Pour la première fois, à l’arrivée, je me suis étendu, immobile et fatigué. Ce n’est pourtant pas le moment de s’écouter et de se prendre en compassion. La route est encore longue jusqu’à la maison, jusqu’aux maisons, les terrestres : déjà pas si mal, la céleste aussi, où il y aura des puits partout, et jamais salés...

l’auteur à l’étape. Au menu quotidien : riz, plusieurs verres de thé épais et ses livres compagnons, Shakespeare et Rabelais.
Bon début de semaine à tous les passants...
12 Comments:
passant pa comme lui - oui beau texte - à propos du surnom tant que tu ne dis pas Bri. Le premier de mes neveux m'a appelé ainsi il y a 40 ans ou presque et depuis c'est mon nom pour tout le monde (et je ne l'aime pas). Pour Monod j'ai eu un beau commentaire sur lui hier je ne sais plus de qui - très réveilléeà 3 heures, là je dors
Très bonne semaine à toi aussi Mariel. Il est tôt et il commence à faire très chaud, aïe, aïe, aïe. Les orages ont grondé autour de nous mais il n'est pas tombé une goutte d'eau depuis longtemps. Nous n'en sommes pas encore au point de Théodore Monod lorqu'il était dans le désert, mais une averse ferait du bien.
Je me joins à Brigetoun et Tanette pour vous souhaiter une douce semaine (ensoleillée mais pas trop chaude quand même... non, non, je ne suis pas exigeante du tout ;-))
Et merci pour votre visite!
Théodore Monod, un sage qu'il ne fallait pas "priver de désert " bon début de semaine. !
bonjour!Je viens de retenir cette superbe déclaration /
"Nous devons apprendre à respecter la vie sous toutes ses formes: il ne faut détruire sans raison aucune de ces herbes, aucune de ces fleurs, aucun de ces animaux qui sont tous, eux aussi, des créatures de Dieu."T.M
Le désert c'est beau , et celui d'Algérie est beau a voir !
Un livre que j'emporterai en vacances!
Très belle journée.
Shakespeare et Rabelais, il ne s'est pas entouré des pires !!!
mais on l'a voulu la chaleur, alors maintenant on va payer !
et le désert...c'est tellement beau, j'ai passé quelque jour dans le desert au Maroc, c'est si reposant...dommage qu'il avance si vite.
merci à toi mariel. merci
bisou tardif mais la traversée fut longue...
tu vas te demander ce que je fiche à une heure pareille...bof je lui ressemble un peu..."côté pieds" ;o)
La chaleur, la fatigue physique...ces moments où l'on s'allonge épuisé, tout semble s'y simple, les choses s'y essentielles deviennent évidentes...le corps est fatigué mais l'esprit est alors vif et heureux.
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