Paul Fort
Le Prince des poètes , titre que lui ont octroyé ses pairs en 1912, fait de Paul Fort une figure emblématique dans les années d'après-guerre en France.

Nombre de ses textes ont été mis en chansons, spécialement par Brassens (le petit cheval, la Marine ...)
L'auteur d'une oeuvre abondante échelonnée sur plus de soixante années, disait de lui qu'il était un arbre à poèmes : un poémier
. Et qui ne connaît pas "la ronde autour du monde"...
J'aime ses "Ballades françaises et chroniques de France" écrites entre 1897 et 1958,
et notamment
La mer a pris tous les marins
La mer a pris tous les marins, toutes les filles sont sur la plage, et les mouchoirs volent aux mains ; les voiles vont comme en courant.
La mer se gonfle comme un sein et montre aux filles sur la plage les veines bleues de ses courants sous la dentelle des sillages.
-"Ô mer jolie, seras-tu sage ?" - "Adieu !" répondent les marins. Toutes les filles sont sur la plage, la terre s'en va comme en courant.
-"Adieu !" vient répéter le vent à toutes les filles sur la plage. La mer se gonfle comme un sein. Un courant va rire au rivage...
La peine gonfle tous les seins. Les filles courent sur la plage, et les mouchoirs volent aux mains. La mer a pris tous les marins.
Que votre journée soit douce et ensoleillée !
16 Comments:
Coucou Marie-Louise,
superbe poème !!
mais elle est où cette plage avec toutes ces jolies filles ?
Bises,
OLIVIER
il aurait pu être du félibrige. Sais tu quels éraieny leurs rapports ? Un détail : la mer est rarement sage
pour le plaisir;
La ronde autour du monde
Si toutes les filles du monde voulaient se donner la main,
Tout autour de la mer, elles pourraient faire une ronde.
Si tous les gars du monde voulaient bien être marins,
Ils feraient avec leurs barques un joli pont sur l'onde,
Alors on pourrait faire une ronde autour du monde,
Si tous les gens du monde voulaient s'donner la main.
merci Mariel de me faire replonger dans la lecture de ses poèmes !
je vous souhaite une belle journée douce et ensoleillée !
- Olivier : ha la la ! si je les croise je te les envoie, bisous...
- Brig : il aurait pu bien qu'étant né près de 20 ans après sa création et que cette association de félibres concernait, je crois, essentiellement des provençaux alors que lui avait vu le jour à Reims. J'ignore absolument tout de leurs rapports s'il y en a eu, ce qui n'est évidemment pas exclu, mais je ne m'y suis pas attardée.
- Nina : merci de nous avoir rappelé ce morceau d'anthologie, bonne journée également
Je le connais uniquement à travers Brassens, qui me rend toujours le sourire, dans les pires moments.
sur paroles.net une chanson de Brassens "tous les oiseaux étaient dehors,
et toutes les plantes aussi,
le petit cheval n'était pas mort
dans le mauvais temps, Dieu merci,
le bon soleil criait fort,
il fait beau, qu'on était ravis
Moi l'enterrement de Paul Fort
fut le plus beau jour de ma vie..."
Bonjours Mariel : effectivement la mer est en évidence aujourd'hui. une petite citation,de Paul Fort hors sujet..quoi que en cherchant bien !
Tout le monde peut rester jeune, à condition de s'y entraîner de bonne heure. content que tu ai retrouvé le soleil.
Combien de mineurs et combien de marins s'en sont allés de par le fond. Combien ne sont pas revenus. Combien de pleurs de veuves la plage et le carreau ont bus...
Merci de m'avoir fait découvrir un nouveau poète.
le soleil m'a fait prendre du retard...bonne soirée Mariel
bisous
oui bon, j'suis pas au bord de la mer. Mais le soleil est revenu.
Cela dit, beau poème... sensUUel !
Elle le fut (ensoleillée et belle) les eaux du lac de Maine ne valent cependant pas un océan, mais pour le calme, elle se posent là :-)
combien de mes élèves ont appris du Paul Fort? merci de nous le servir ici
hier soir Blogger n'a pas voulu me laisser écrire mon dernier commentaire de la soirée, je remercie les passants de la journée et tiens à rajouter ces vers, écrits en 1912 que j'aime beaucoup :
IL FAUT NOUS AIMER
Il faut nous aimer sur terre,
Il faut nous aimer vivants.
N’attends pas le cimetière,
Il faut nous aimer avant.
Ma poussière et ta poussière
Deviendront le jouet des vents.
Ces derniers vers sont superbes et me ressemblent !!
Merci !
Bises,
OLIVIER
le petit cheval blanc...c'est surement la première histoire qui m'a fait pleurer quand j'étais petite...et même maintenant j'ai toujours le coeur qui se serre pour ce petit cheval !
Enregistrer un commentaire
<< Home