mon asile poetique

me présenter d'abord, parler de ceux et de ce que j'aime et partager mes textes avec ceux qui le veulent bien... et bien d'autres choses encore au gré de la fantaisie de chacun !

dimanche, avril 02, 2006

Musique

Au tout début des années 50, je devais avoir 7 ou 8 ans , mes parents, aux revenus plus que modestes, avaient acquis un tourne-disques. Jusque là la radio était l’unique objet de leur contact avec le monde. Il l’avait depuis bien longtemps d’ailleurs et elle permettait notamment à mon père, pendant la guerre, d’entendre les messages émis de Londres, messages codés qui à un moment donné le concernaient puisqu’il avait pris le maquis.

Ce tourne-disques, ou l’électrophone comme l’appelait maman, devait lui permettre enfin d’écouter aussi souvent que son temps lui concédait ce et ceux qu'elle affectionnait, et entre autres, son idole : Enrico Caruso.




Ce fut pour moi aussi la découverte de l’Opéra en 78 tours.

Un peu plus tard, à l’avènement du vinyl et donc du 33 et du 45 tours,
mon grand frère, de 12 ans mon aîné se vit offrir un abonnement à la “Guilde Internationale du Disque”.

Je me souviens surtout des pochettes des diverses collections, qu’il s’agisse de classique , de jazz ou de variétés. Le recto, blanc/gris, avec un cadre reproduisant divers compositeurs pour le classique, du vert pour le jazz , de l’orange et du rouge pour les variétés(si ma mémoire ne me joue pas des tours !), variété qui se limitait pourtant à Félix Leclerc ou Larry Adler. Ce que j’aimais par-dessus tout c’était le verso qui, tel un dictionnaire, donnait la biographie des compositeurs et des interprètes et expliquait les différents mouvements musicaux.

Une très belle époque pour la petite fille que j’étais et même si mon éducation musicale fut sommaire et se limitait à ça (je ne reparlerai pas ici des leçons de chant au violon de Soeur Emilienne), elle m’a donné le goût d’y revenir autant qu’il me fut possible et qu’il me reste possible de le faire.

12 Comments:

At 2/4/06 10:30, Anonymous Gérard said...

quelle voix il avait, inoubliable, à des années lumières de la "starac" si je peux me permettre une pointe d'humour en ce dimanche. Bonne journée Marie.l

 
At 2/4/06 10:31, Blogger brigetoun said...

concert à Grignan pour moi aussi, et avant déjeuner improvisé chez moi. Nous il n'y a rien eu à par la radio avant les 33 tours de la guilde aussi ou similaire, grace à un séjour en Indochine de papa (solde) en même temps que voiture et réfrigérateur. J'avais 11 ans. Nous sommes vraiment de la même génération. Peut être plus aptes à nous passer d'un certain nombre d'objets. Bon concert, applaudissez bien

 
At 2/4/06 10:53, Anonymous double je said...

j'ai baigné dans la musique très tôt, les airs d'opéra envahissaient l'espace, Caruso,le piano, et puis mes leçons pour essayer de maîtriser quelques notes au violon, de solfège ,moi qui petite rêvait d'accordéon (instrument que je déteste pourtant)...je crois que j'ai trouvé , c'était pour aller à l'encontre des désirs de ma famille
bonne journée musicale
bises

 
At 2/4/06 12:27, Blogger Siréneau said...

ça me rappelle l'électrophone de mon grand père avec son haut parleur à cornet et son mouvement à ressort, je ne me souviens plus des 78 tours qu'il écoutait, mais l'oeil vert de la radio à lampe, ça oui, ça me fascinait.

 
At 2/4/06 14:20, Blogger Muse said...

Premier tourne disque, en 1964, acheté aux Dames de France par mon papa...la musique était bien différente...outre des disques Tahitiens nous écoutions Georges Jouvin,Henri Genès,les compagnons de la chanson et autre Fernand Reynaud...La musique classique n'entrera que plus tard dans ma propre maison.
Ma passion, je l'ai eu en classe de 5ème en pensionnat;on nous mettait de la musique classique pour nous endormir, avec toujours un commentaire sur le compositeur ou sur l'interprète...

 
At 2/4/06 14:51, Blogger Accent Grave said...

Jeune adulte, mon premier emploi consistait à transférer sur bandes magnétiques les archives radiophoniques de Radio-Canada.

J'ai ainsi découvert toutes les formes d'enregistrements depuis les débuts de la radio. Mais le contenu me passionnait d'avantage. Il y avait les grandes voix, les grandes œuvres, les discours marquants, la description d'événements sportifs et même la retransmission des cortèges funèbres avec prise de son des pas de personnages importants…

Belle aventure que celle de la radio. Les mots entendus faisaient appel à l'imaginaire. Il y avait du spectaculaire mais les cotes d'écoute ne décidaient pas de tout. Une mission existait, celle d'éduquer, d'informer et d'élever l'esprit de gens, autant que possible.

Accent Grave

 
At 2/4/06 16:57, Blogger Beo said...

J'aime bien l'opéra aussi mais sur place. Les 78 tours pour moi sont que le disque en soi dans une pochette toute simple en papier brun. J'aurais aimé des pochettes comme vous le décrivez toi et brigetoun: je suis très visuelle aussi!

J'adore lire tes souvenirs Marie L.

 
At 2/4/06 20:23, Anonymous domi said...

caruso ? c'est le nom du chien dans "un air de famille" car avnt d'être paralysé il chantait ... oui, oui ....

 
At 2/4/06 20:33, Anonymous nina said...

j'aime lire vos souvenirs Marie,
je pense a mes parents que je n'ai plus et qui avaient eux aussi de beaux souvenirs...
je vous souhaite une agréable semaine.

 
At 3/4/06 01:17, Anonymous Duchesse CLO DE G... said...

Beaux souvenirs Marie !
La Musique comme le Parfum rappelle les bons vieux souvenirs.
J'ai vu trés peu de 78 tours, la Guilde du Disque est passée aussi, le vieux tourne disque à tiroir coulissable, le vieux poste de radio, yooooo ! ca ne nous rajeunit pas...
toujours merveilleux tes billets
bisous

 
At 3/4/06 14:27, Blogger Jean said...

J'ai vécu à peu prés la même histoire que vous et à la même époque .
A l'adolescence , le Destin s'est emballé subitement dans la direction de la musique classique , m'offrant de nombreuses aides précieuses .

 
At 3/4/06 14:59, Blogger Francois et fier de l'Être said...

Méllange musical pour ma jeunesse, le classique est venue avec Maestro Giarratano le père d'un copain qui donnait des cours de chant et de piano, pas à moi, j'étais trop nul. Mais j'appréciait ces voix qui traversaient les murs pour baigner toute la cour de l'immeuble où s'ébataient pigeons et gosses.
C'était beau.
Des 78 tours, ne m'est resté qu'une fine galette blanche offerte par FranceLait : "Minnie petite souris" que je ne peux plus écouter depuis longtemps, mais que je garde en souvenir.

 

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