mon asile poetique

me présenter d'abord, parler de ceux et de ce que j'aime et partager mes textes avec ceux qui le veulent bien... et bien d'autres choses encore au gré de la fantaisie de chacun !

dimanche, avril 09, 2006

Histoire courte (4)

J’ai découvert Vilhelm Hammershoi il y a un peu moins de 3 ans lorsqu’on nous a proposé de composer un texte sur l’une de ses toiles dans un atelier d’écriture. Au départ ses peintures me mettaient mal à l’aise.

Pourtant à imaginer une histoire était devenu un jeu et j’y ai pris goût, autant qu’à ses toiles, très peu colorées, dans les teintes grises et marron, et d’un immobilisme qui aurait pu m’ennuyer.

Je vous livre les quelques lignes que cette toile, dont j’ignore le titre, m’a inspirée




encore une soirée à attendre, muette.. et le rester lorsque les portes se seront refermées. Rester sourde aussi, ne pas entendre, ne pas penser, me concentrer sur ce livre qui seul m'est une compagnie... Ne pas entendre que je ne suis rien, qu'elle est plus jeune que moi, plus gaie, plus belle surtout. Ne pas penser à ce que j'ai été, à ce qu'il a été, à ce que nous avons vécu... Me concentrer sur ce livre... et surtout continuer à vivre.



Je reviendrai encore avec l’une ou l’autre de ses toiles et une histoire que j'aurai imaginée...

14 Comments:

At 9/4/06 11:38, Blogger brigetoun said...

j'aime beaucoup votre texte. Et je m'interroge depuis un moment : y-a-til vraiment un bénéfice à participer à un atelier d'écriture ? Je renacle un peu. A vous lire on le penserait, mais je ne vous ai pas lu avant

 
At 9/4/06 11:57, Anonymous nina said...

les larmes aux yeux je regarde ce tableau et je pense à ma Mere, qui a passé les derniers années de sa vie à attendre...
je n'ai jamais compris ce qu'elle attendait, son silence empechait tout approche.

je vous souhaite une apres midi ensoleillée et une excelente semaine

 
At 9/4/06 12:11, Blogger marie.l said...

un bénéfice Brig ? pour moi oui, moi qui n'ai pas d'imagination, un support tel qu'une toile ou une photo me permet de la trouver... maintenant je me fais mes ateliers toute seule pour mon plaisir d'écrire.

nina, désolée d'avoir ravivé des souvenirs... excellente semaine à venir également.

 
At 9/4/06 12:46, Anonymous Gérard said...

Bonjour Mariel,
Que de tristesse aujourd'hui,mais quel beau texte, je comprend qu'une peinture vous inspire. je vous souhaite du soleil.

 
At 9/4/06 13:22, Blogger Beo said...

Evidemment: ça peut pas donner un texte très gai!

 
At 9/4/06 15:40, Anonymous adjaya said...

L’ennui évite de se disperser, temps que l’on peut utiliser à se recentrer

 
At 9/4/06 15:51, Blogger Accent Grave said...

Bravo Mariel!

En ce qui me concerne, j'aime beaucoup cette toile, elle m'inspire énormément.

À première vue, la scène paraît dépourvue, mais le jeu des portes entre ouvertes et cette femme assise face à ces ouvertures donne un sens au tableau.

La lumière peut symboliser l'espoir, l'attente, une arrivée ou un départ. J'y décèle un silence et il pourrait y avoir une angoisse ou un bien-être.

J'arrête ici. Je ne veux pas ennuyer tout le monde avec mon imagination qui ne sait pas s'arrêter.

Accent Grave

 
At 9/4/06 18:28, Blogger Jean-Pol Lefebvre said...

J’ai animé deux ateliers d’écriture. Le premier pour six personnes, à Namur, pendant une année. Parmi les élèves ouverts et créatifs, assidus et discrets. Paul, le père du réalisateur de “C’est arrivé près de chez vous”, le film qui a fait connaître Poolvoorde. Parmi les élèves aussi, Cécile qui est partie, emportée en quatre jours par une bactérie d’ hôpital. Nous restions orphelins de son sourire. Parmi les élèves encore la femme au chien qui vivait dans sa voiture et partait chanter des chansons paillardes en France deux ou trois fois par an pendant un mois. Parmi les élèves, Micheline qui, pour trouver sa fille, devait renoncer à son mari. Parmi les élèves encore, Marcelle, chez qui je vais encore trouver la force de vivre et l’apéritif rare. Elle qui pousse ses enfants du mieux qu’elle doit. Le second atelier ne fut qu’un brouillon à côté du premier.

 
At 9/4/06 18:40, Blogger Muse said...

Si Hammershoi n'est pas gai sa peinture a suscité beaucoup de textes. Le travail d'écriture reste un acte personnel et un choix peut être pour évacuer certaines choses...Ah !plaisir d'écrire quand tu nous tiens!!!

 
At 9/4/06 18:56, Blogger Beo said...

J'aime bien les ateliers moi aussi comme sur Obsolettres. Aussi faire un texte à partir d'une photo et un tableau.

Nos lectures sont toujours différentes. J'aime bien la tienne Accent grave :-D

 
At 9/4/06 23:12, Anonymous François said...

Que cette toile est austère !
Je comprends qu'elle t'a inspiré une histoire aussi triste.

 
At 10/4/06 01:10, Blogger Lancelot said...

Cette toile exprime l'ouverture d'une personne solitaire. Elle se met à lire (ou à prier) devant des portes ouvertes on ne sait pas sur quels horizons. Par contre la porte au fond donne sur la lumière donc l'espoir, la vie.

 
At 10/4/06 08:27, Blogger tanette said...

Oui beau tableau, belle histoire, un peu triste, peut être prend elle un peu de repos après un journée de travail pendant que son mari travaille dans le jardin devant la porte ou fume la pipe assis sur le perron .....
Bonne journée.

 
At 10/4/06 12:42, Blogger Francois et fier de l'Être said...

Magnifique tableau, et joli texte. Peut-être ne fait elle que réver, rêver qu'elle trouve enfin le courage de passer se pas de porte et d'en ouvrir une seconde.
J'ai tenté de m'inscrire à Obsolettre sur les conseilles de Béo, mais mon pseudo n'est pas passé et je ne me sens pas le courage de me renier. Un peu comme cette femme qui n'ose devant cette porte la franchire et changer.

 

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