mon asile poetique

me présenter d'abord, parler de ceux et de ce que j'aime et partager mes textes avec ceux qui le veulent bien... et bien d'autres choses encore au gré de la fantaisie de chacun !

samedi, mars 04, 2006

Les guerres quelles qu'elles soient sont sources de grands malheurs... La dernière que j'ai personnellement connue de plus près se situait à quelques heures de chez nous, en ex-Yougoslavie. Mon fils y a été pendant 4 mois. Si nous avons échangé quelques correspondances, il ne m'a jamais parlé de ce qui se passait sur le terrain. Il ne m'a pas raconté plus à son retour mais, des bribes que j'ai pu en recueillir ... ce texte destiné à Josip, un garçon de là-bas dont il a évoqué le prénom



Ecrire mes sourires ou bien les dessiner
En puisant les couleurs sur la palette bleue,
Perché sur un stratus à vouloir décrocher
L’azur évanescent qui pigmente les cieux.

Je granite la toile en barbouilleur piteux
J’exige des pixels qui n’ont jamais eu cours
Mon orthographe impie ne m’aide guère mieux
A passer pour un as au plus commun concours.

Ecrire mes sourires ou bien les dessiner
Est la seule façon d’exorciser l’enfer,
De donner libre cours à mon regard figé
Que des éclats d’obus m’ont infligé, pervers.

C’était Sarajevo, à la fin des combats
Un sam’di de printemps, heureux de retrouver
Ma mère, mes deux soeurs, là-bas à Vogosca,
La ferme que mon père ne peut plus exploiter.

1 Comments:

At 4/3/06 22:51, Blogger brigetoun said...

sans rapport non plus, merci beaucoup pour votre message.
Là aussi j'ai un souvenir décalé de cette guerre. Mon amie bras droit était serbe, pas nationaliste, et compagne d'un croate

 

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