mon asile poetique

me présenter d'abord, parler de ceux et de ce que j'aime et partager mes textes avec ceux qui le veulent bien... et bien d'autres choses encore au gré de la fantaisie de chacun !

lundi, février 13, 2006

Me revoilà ... le doux séjour auprès d'Isaac et de Harold m'a vivifiée, tout comme m'a ragaillardie la marche de la gare à chez moi sous un soleil quelque peu blème mais présent.

Je replonge dans mon univers et me souviens de lui. Il n'avait que 20 ans... c'était il y a longtemps. Et pourquoi aujourd'hui ? Tout simplement parce qu'il se prénommait Max et qu'un autre Max, mon second petit-fils fête ses 11 ans aujourd'hui.
Un prénom, tout simplement, aucune autre cause à effet... mais une douleur fugace, un pincement ondoyant et éphémère. Il y a si longtemps, et pourtant !




L’artiste a labouré la neige immaculée
Il a semé des mots qui n’ont pas su lever.
Agonie de l’absurde, il a recommencé,
Et a imaginé qu’ un merveilleux poème
Allait enfin germer de ce fou stratagème.
Mais il a oublié que c’était un blasphème
De vouloir enterrer cent rimes sans raison,
Et n’a finalement glané qu’une oraison
Funèbre mélopée d’un excès de passion.

S’il avait essayé de planter des scorpions
Qu’aurait-il eu alors comme infâme moisson ?
Lucidité perdue - il n’a plus d’horizon...
Il attend le printemps et la fonte des neiges
Pour espérer enfin qu’ils ne se désagrègent
Ces autels de folie, ces excès florilèges.
Contour du labyrinthe ,il attendra l’été
Et fera des non-dits, chagrin d’éternité,
Pour que l’automne roux vienne le libérer.

Il ne restera plus pour le prochain hiver
Que quelques chrysanthèmes déposés par sa mère
Et les regrets contrits de toutes les commères
Ayant vilipendé ses trop folles chimères.

9 Comments:

At 13/2/06 14:26, Anonymous double je said...

en lisant ce poème des frissons me parcourent...
merci pour tes mots et le lien
bises d'un timide soleil d'Alsace

 
At 13/2/06 15:11, Blogger julie70 said...

gardons l'espoir, malgré tout, c'est si nécessaire, au fond

 
At 13/2/06 17:10, Anonymous marie-odile said...

ce poeme est très prenant........très intime...
je te souhaite une bonne semaine mariel!!
gros bisous

 
At 13/2/06 17:27, Anonymous Rom-Avast said...

Salut l'artiste...

Un coucou rapide.
J'ai "survolé" ton blog, trop rapidement pour en faire l'éloge mais suffisamment pour éprouver le désir de m'y attarder prochainement.
I'll be back..

Bises

 
At 13/2/06 19:47, Anonymous CLO said...

bonsoir Marie
OK, c est noté, je vous attends avec impatience
Bisous
CLO

 
At 13/2/06 20:20, Anonymous Yves Lafont said...

Bonsoir MARIEL, je suis heureux d'avoir satisfait ton escapade hebdomadaire ! je découvre en retour un beau poème, que je lis en grande discrétion, car c'est toujours rentrer un peu dans une intimité, un peu comme deux bulles de savon qui se rapprochent mais qui ne doivent pas éclater l'une contre l'autre..
à bientôt, bonne semaine, YVES

 
At 13/2/06 20:22, Anonymous Yves Lafont said...

Bonsoir MARIEL, je suis heureux d'avoir satisfait ton escapade hebdomadaire ! je découvre en retour un beau poème, que je lis en grande discrétion, car c'est toujours rentrer un peu dans une intimité, un peu comme deux bulles de savon qui se rapprochent mais qui ne doivent pas éclater l'une contre l'autre..
à bientôt, bonne semaine, YVES

 
At 13/2/06 20:39, Blogger Beo said...

Les souvenirs sont aussi brûlants malgré les années.

 
At 14/2/06 12:49, Blogger brigetoun said...

oui mais en même temps ils sont doux parce qu'ils sont nous. C'est vrai que mariel n'a pas qu'eux, il y a ses beaux petits enfants

 

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